lundi 4 mai 2009

Toujours positiver!


Je m'étais promis de ne pas le faire. Pas envie de l'embêter. Je sais bien que lorsqu'il aura du nouveau, je serai vite prévenue. Même à 3h du matin... Mais j'ai craqué quand même. Le cap des quatre mois d'attente, sans doute. J'ai flanché et contacté mon référent pour savoir si tout va bien... Et il a été formidable, comme d'habitude. Il m'a rassuré et assuré que tout se passe normalement. Et que quatre mois, c'est un délai plutôt classique (oui, bon, ça dépend des orphelinats...). Et qu'il faut rester zen et optimiste.
Alors voilà: c'est pas grand chose, un bel et éphémère arc-en-ciel après une - petite - pluie, mais ça me suffit pour repartir comme en 40. Oui, je vais bientôt aller chercher mon bébé. Faut juste attendre encore un peu... Et positiver!

samedi 2 mai 2009

Et de quatre...


Quatre mois aujourd'hui. Quatre mois qu'un petit bonhomme, mon petit Thanh, est entré dans ma vie. "Seulement" quatre mois, alors que j'ai le sentiment de l'attendre depuis une éternité. Depuis quatre mois, les deux mots qui reviennent le plus souvent, dans ma bouche et dans ma tête ? Mon fils. Je ne me lasse pas de prononcer ces mots, qui symbolisent tant... Je plains déjà (un tout petit peu...) mon fils, qui va devoir faire avec sa Sécotine de mère, qui ne va pas vouloir lui lâcher les basques... Tant pis, j'assume.
Mon fils, je t'attend. Ta maman, ta famille, tes amis, ta chambre... Tout est prêt pour ton arrivée chez toi. Il faut encore attendre? Et bien, j'attendrai. Encore un mois de plus de passé, un mois qui me rapproche de toi. Peut-être le dernier sans toi. On verra dans un mois...

vendredi 1 mai 2009

Retour vers le passé


Non, l'attente n'est pas facile tous les jours. Alors pour la rendre moins douloureuse, je n'ai trouvé qu'un truc: m'occuper, autant les jambes (je courre beaucoup pour me défouler...) que la tête. Hier (jour férié dans mon boulot, alors que je travaille aujourd'hui), j'avais donc organisé une journée à l'Ecomusée d'Alsace (c'est entre Mulhouse et Colmar). Pour les non Alsaciens qui ne connaissent pas, c'est un village reconstitué de l'Alsace d'autrefois. Avec de belles maisons et des intérieurs refaits comme à l'époque, tous les métiers anciens, des démonstrations et ateliers, des animaux... C'est vraiment un bel endroit, à conseiller pour les enfants (j'ai bien l'intention d'y revenir très vite avec mon fils). Nous étions un bon groupe, dont sept enfants de 5 à 12 ans et ils ont adorés (je ne met pas de photos, je n'ai pas demandé l'autorisation aux parents). Il y a des coins pour pique-niquer ou faire la sieste sur l'herbe, un cours d'eau avec des barques pour se promener, des calèches à chevaux (ou à tracteur), une boulangerie pour le goûter... Vraiment, un lieu à conseiller pour passer une belle journée en famille.
Et puis, l'Ecomusée est aussi un site privilégié pour les cigognes: quasiment toutes les maisons ont leur nid. Autant dire que nous en avons vu beaucoup... Et que j'ai espéré très fort que ça me porte chance. D'ailleurs, c'est un peu le cas: les départs ont repris chez Destinées puisque trois familles partiront pour Vung Tau le 15 mai. Bonne route à toutes les trois!

jeudi 23 avril 2009

Nouvelles familles

Mon "13" d'hier a bien été un porte-bonheur, même si ce n'est pas mon téléphone qui a sonné... Mais celui de familles Destinées, qui ont été apparentées. Deux ou quatre familles du groupe d'octobre (les infos divergent...) ont reçu le coup de fil magique. Sur les 14 familles, il resterait donc trois familles. A confirmer, car il semble qu'on commence à s'emmêler les pinceaux, moi la première...
Peut-être quatre apparentements dans le groupe d'octobre... Et un, c'est sûr, dans celui de janvier. Paula ouvre le bal: elle est l'heureuse maman d'un petit Vinh, né le 17 février, et qui se trouve à Bac Khan. Félicitations aux nouvelles familles!

mercredi 22 avril 2009

Treize... Encore

Bizarrement, depuis que je sais que mon fils est né un "13", je focalise sur ce chiffre. Je veux croire qu'il - nous - portera bonheur. Mon côté optimiste, quoi qu'il arrive. Alors voilà: aujourd'hui, encore un 13. Treize mois, de nouveau. Treize mois depuis le tout premier coup de fil magique, qui m'a appris que Destinées acceptait de faire de moi la maman d'un petit né au Vietnam. J'étais loin d'imaginer, à ce moment-là, que mon fils avait poussé son premier cri quelques jours plus tôt.
Treize mois... Qu'est-ce, dans une vie? Certes, ma "grossesse" est plus longue que les "classiques" neuf mois. Après vérification, la mienne (de grossesse...) dépasse certes celles de la baleine (365 jours) et de l'âne (365 à 370 jours) mais avec mes 396 jours aujourd'hui (si, si, j'ai fait le calcul...) je n'ai pas - encore - atteint le score de la girafe (440) ni, évidemment, celle de l'éléphant (620 à 760 jours), que j'espère ne JAMAIS même imaginer...
De simples chiffres pour tenter de relativiser cette attente. Mon attente. Seize semaines (toujours des chiffres, alors que je déteste les maths...), précisement, depuis ce 2 janvier. Et je pense maintenant que je vais encore attendre. C'est ainsi. Je veux imaginer (parce que c'est plus facile) que tout cela a un sens. Que cette attente sera positive. Qu'elle aura aussi contribué à faire de moi la maman de mon fils.
Alors, comme toutes les autres familles (dont certaines patientent depuis encore plus longtemps que moi), j'attends. Bien sûr, certaines journées sont plus faciles à vivre que d'autres (celles où la terre entière, y compris ma DRH, s'est liguée pour me poser la même question: "alors, c'est pour quand???"). Dans ces cas-là, je garde mon calme, je souris, je pense à mon fils... et je me dis encore une fois que derrière tous ces nuages se trouve le soleil. Mon soleil à moi.

lundi 13 avril 2009

Treize, porte bonheur?



13 avril. Thanh a 13 mois aujourd'hui. Ce double 13 nous portera-t-il bonheur? Est-ce le dernier moisiversaire que nous ne passons pas ensemble? Je n'ose même plus l'espérer même si en ce moment, tous les "signes" sont prétexte à interprétation et espoir... Alors oui, que ce treize nous porte bonheur, d'autant qu'il tombe un lundi de Pâques... Et que c'est le week-end de Pâques, l'an dernier, que mon téléphone a sonné pour m'apprendre la plus belle des nouvelles: grâce à Destinées, j'allais devenir maman. Reste maintenant à savoir quand ce voeu se réalisera.

jeudi 2 avril 2009

Trois mois

Trois mois aujourd'hui. Depuis trois mois et ce fameux coup de fil qui bouleverse tout, un lendemain de Nouvel An, Thanh est mon fils. La plus belle des nouvelles pour commencer une nouvelle année. Trois mois. Un trimestre. Le temps de passer de l'hiver au printemps, du sombre à la lumière.
Ma lumière, je l'attend toujours, mais je sais qu'elle est devant moi. Depuis trois mois, comme toutes les autres familles qui attendent, je n'ai aucune nouvelle. Je ne sais pas si mon fils va bien, s'il marche, s'il a prononcé ses premiers sons, s'il attend que sa maman vienne le chercher. Je ne sais qu'une chose: j'ai hâte, moi, de le rencontrer.
Trois mois d'attente, c'est à la fois court et très long. Qu'est-ce que trois mois dans une vie? D'ailleurs, les deux premiers mois se sont écoulés sans trop de stress: je savais que je ne partirai pas avant l'écoulement de ce délai. Et puis, Destinées était sur le mode pause. Alors, j'ai tout préparé tranquillement.
Mais depuis début mars, tout a changé. Sept familles sont parties il y a quinze jours, puis deux cette semaine. Une avalanche de bonnes nouvelles et de superbes rencontres avec Iris, Ysaline, Lucas, Aymeric dans le nord du pays, Hoan, Lucas et Tom dans le sud. Le dernier mois qui vient de s'achever a donc été un peu plus difficile à vivre, entre grand bonheur pour ces familles nouvellement formées et l'attente du départ. Comme si pas une minute ne pouvait s'écouler sans penser au fameux coup de fil.
Nous sommes encore sept familles en attente dans mon groupe. Et comme j'ai été la dernière apparentée, six autres familles attendent depuis encore plus longtemps que moi d'aller chercher leur enfants. Et puis il y a encore six familles dans le groupe suivant le nôtre. Qui seront les prochains à partir? Peu importe. L'essentiel, c'est que des parents s'envolent vers leurs enfants. Très vite, pour marquer ce printemps qui commence. Que l'avalanche de bonnes nouvelles et de belles rencontres ne s'arrête pas.